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L’école de Wushu Shaolin vous propose des cours de Wushu Traditionnel, Wushu moderne, Qi gong, Taiji Quan et Sanda sous la férule de Chang Hongliang Shifu, un authentique moine de Shaolin.

Début des cours lundi 17 Septembre 2018

Renseignements et inscriptions au 04.93.31.74.78
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Everybody was Kung Fu Fighting

Le Monastère de Shaolin

Le temple de Shaolin ou « Monastère de la jeune forêt » est un temple du bouddhisme Chan, situé sur le flanc nord-ouest de la montagne Shaoshi du Songshan, dans la province chinoise du Henan. Il est considéré par les historiens d’arts martiaux comme un creuset fondamental où fut mise au point, puis d’où essaima, une première synthèse technique des méthodes jusqu’alors connues pour le combat à main nue.
Le Shaolin, derrière les légendes brodées autour des nombreuses vicissitudes qui ont marqué ses quatorze siècles d’existence, eut indéniablement un rôle fondamental dans le développement de l’art de la boxe chinoise (Quan-Fa), ancêtre de l’Okinawa-te et du Karaté et des autres arts martiaux dits de « percussion » de l’Extrême-Orient.
« Tous les arts martiaux sous le ciel sont nés à Shaolin », en chinois : « Tian xia gong fu chu shao lin » est-il écrit dans le Jian Hu Ji, un ouvrage de la dynastie Qing (1644-1911).

C’est par décision impériale, que le temple Shaolin du Henan eut l’honneur de s’intituler : « Premier monastère sous le ciel », en chinois « Shi Yi Tien » par l’empereur Taizong de la dynastie Tang.
Il reçut l’étincelle du Bouddhisme Chan (Zen en japonais) apporté par le sage indien Bodhidharma (Da Mo en chinois) vingt-huitième successeur du Bouddha.
Le temple fut construit en l’an 495, soit la 19e année du règne de Taihe, par l’empereur Xiaowen de la dynastie Wei du nord. Mais le nom de Shaolin n’apparaît qu’au début de la dynastie Tang (618-907). Une longue liste de personnages importants, dont des rois et empereurs furent souvent les hôtes du lieu. C’est ce qui explique les vicissitudes de l’histoire du monastère, dont les politiques purent reprocher de s’être compromis dans le temporel et d’avoir parfois pris parti.
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Le Qi-gong

Le Qi-gong désigne l’ensemble des méthodes destinées à contrôler, régulariser, diriger, le flux d’énergie immatérielle circulant dans le corps humain, dans les méridiens d’acupuncture (Jing-luo). L’appellation date des années 1950. On désignait auparavant ce concept par Dao-yin.

Toutes ces méthodes prennent racines dans les anciennes conceptions Taoïstes, et à un moindre degré bouddhistes, de l’univers et de la place qu’y tient l’homme. Et, au delà, des conséquences physiques qu’on leur a toujours attribuées sur le plan physique (santé), on les créditait également de vertus spirituelles, les deux domaines étant censés se rejoindre pour conférer au pratiquant l’unité corps-esprit et l’efficacité dans l’action qui en découle. C’est à ce titre que les procédés millénaires du Qi-gong chinois intéressent également les pratiquants d’arts martiaux, que ces derniers soient classés dans les « méthodes internes » (Nei-jia) ou dans les « méthodes externes » (Wai-jia), notamment depuis l’impulsion du moine Bodhidharma à Shaolin.

Parmi les exercices de Qi-gong les plus connus, le Ba-duan-jin (8 pièces de brocarts) dont la première mouture semble remonter au semi-légendaire Général chinois Yue Fei, le Shi-er-duan-jin (12 pièces de brocarts) indiqués pour les personnes âgées ou de constitution physique faible, ou  le Yi-jin-jing de Bodhidharma, censé redonner de la vigueur aux moines émaciés et malades du monastère de Shaolin à cause de trop longues séances de méditation.

Le Tai-ji-quan

Le Tai-ji-quan ou « Boxe du Faîte Suprême » est un système de boxe classé dans le courant interne (Nei-jia). Il est l’expression du concept du Tai-ji, basé sur l’équilibre et l’égalité parfaits de la nature, principe auquel l’homme doit se conformer pour rester en bonne santé. On en parle souvent comme d’une « boxe contre l’ombre » ou  d’une « méditation en mouvement ». Bien que son histoire soit très ancienne, l’aspect actuel des séquences du Tai-ji-quan avec leurs mouvements lents ne date que de la fin du XVIIIe siècle. Le souci sportif et la focalisation de l’individu de la seconde moitié du XXe siècle sur les aspects thérapeutiques du mouvement et la recherche intérieure chinoise ont éloigné le Tai-ji-quan de ses racines authentiquement guerrières pour en faire une pratique  de santé.

Selon la tradition, la source la plus généralement évoquée sur l’origine du Tai-ji-quan est attribuée à l’ermite taoïste semi-légendaire Zhang-San-Feng, qui aurait vécu au XIIIe siècle dans la province chinoise du Hubei, sur le mont Wudang.

La légende veut que, à la suite du combat entre une grue et un serpent, et au constat de la défaite de ce dernier, il eut l’idée de créer le style de combat Mu-tong-pai, l’ancêtre du Tai-ji-quan.

On distingue aujourd’hui 5 grands styles :

– le style Chen créé par Chen Wang-ting (1587-1664)

– le style Yang créé par Yang Lu-chan (1799-1872)

– le premier style Wu créé par Wu Yu-xiang (1812-1880)

– le deuxième style Wu créé par Wu Jian-quan (1870-1942)

– le style Sun créé par Sun Lu-tang (1860-1932)