Le Tai-ji-quan

Le Tai-ji-quan ou « Boxe du Faîte Suprême » est un système de boxe classé dans le courant interne (Nei-jia). Il est l’expression du concept du Tai-ji, basé sur l’équilibre et l’égalité parfaits de la nature, principe auquel l’homme doit se conformer pour rester en bonne santé. On en parle souvent comme d’une « boxe contre l’ombre » ou  d’une « méditation en mouvement ». Bien que son histoire soit très ancienne, l’aspect actuel des séquences du Tai-ji-quan avec leurs mouvements lents ne date que de la fin du XVIIIe siècle. Le souci sportif et la focalisation de l’individu de la seconde moitié du XXe siècle sur les aspects thérapeutiques du mouvement et la recherche intérieure chinoise ont éloigné le Tai-ji-quan de ses racines authentiquement guerrières pour en faire une pratique  de santé.

Selon la tradition, la source la plus généralement évoquée sur l’origine du Tai-ji-quan est attribuée à l’ermite taoïste semi-légendaire Zhang-San-Feng, qui aurait vécu au XIIIe siècle dans la province chinoise du Hubei, sur le mont Wudang.

La légende veut que, à la suite du combat entre une grue et un serpent, et au constat de la défaite de ce dernier, il eut l’idée de créer le style de combat Mu-tong-pai, l’ancêtre du Tai-ji-quan.

On distingue aujourd’hui 5 grands styles :

– le style Chen créé par Chen Wang-ting (1587-1664)

– le style Yang créé par Yang Lu-chan (1799-1872)

– le premier style Wu créé par Wu Yu-xiang (1812-1880)

– le deuxième style Wu créé par Wu Jian-quan (1870-1942)

– le style Sun créé par Sun Lu-tang (1860-1932)